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Droit de la Santé

Obtenez réparation suite à une erreur ou un accident médical.

Le droit de la santé protège les patients dans leurs relations avec les professionnels et établissements de santé. La loi du 4 mars 2002 (dite loi Kouchner) a consacré les droits fondamentaux des patients : droit à l'information, droit au consentement éclairé, droit d'accès au dossier médical et droit à l'indemnisation des accidents médicaux.

Lorsqu'une erreur médicale (faute de diagnostic, faute technique lors d'une opération, défaut d'information) cause un préjudice, la responsabilité du médecin ou de l'établissement peut être engagée. La voie amiable passe par la Commission de Conciliation et d'Indemnisation des accidents médicaux (CCI) — procédure gratuite — qui mandate un expert médical pour établir les faits. Si la CCI reconnaît un aléa thérapeutique grave (accident médical sans faute), c'est l'ONIAM (Office National d'Indemnisation des Accidents Médicaux) qui indemnise via la solidarité nationale.

Un médecin-conseil indépendant, travaillant aux côtés de l'avocat, est indispensable pour analyser les dossiers médicaux, identifier les manquements et évaluer le préjudice avant toute procédure.

Situations concernées

Faute ou erreur lors d'une intervention chirurgicale
Infection nosocomiale contractée à l'hôpital
Aléa thérapeutique (accident médical non fautif)
Manquement au devoir d'information du patient avant une opération
Retard ou erreur de diagnostic ayant aggravé votre état de santé
Mauvaise prescription médicamenteuse ayant entraîné des effets graves
Refus de communication de votre dossier médical

Questions fréquentes — Droit de la Santé

La faute médicale est un manquement au devoir de soin : erreur de diagnostic, mauvais geste chirurgical, absence d'information. L'aléa thérapeutique est un risque inhérent à l'acte médical qui se réalise sans faute. La distinction est établie par un expert médical. En cas d'aléa grave (taux d'incapacité supérieur à 24%), l'ONIAM peut indemniser.

La Commission de Conciliation et d'Indemnisation (CCI) de votre région est saisie par simple courrier, sans frais. Elle mandate un expert médical indépendant. Pour accéder à la procédure, le préjudice doit dépasser un seuil de gravité (notamment un taux d'Atteinte à l'Intégrité Physique et Psychique — AIPP — supérieur à 24%). L'assistance d'un avocat est recommandée pour défendre vos intérêts lors de l'expertise.

Le délai de prescription est de 10 ans à compter de la consolidation de l'état de la victime (stabilisation des séquelles). En pratique, il faut agir le plus tôt possible pour réunir les preuves (dossier médical, témoignages) avant qu'elles ne soient difficiles à obtenir.

Oui, c'est un droit absolu consacré par l'article L1111-7 du Code de la Santé Publique. L'établissement ou le médecin doit vous communiquer votre dossier sous 8 jours (48 heures en cas d'hospitalisation récente). En cas de refus, un avocat peut contraindre l'établissement à le transmettre.

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