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Droit International

Le droit international privé s'applique dès qu'une situation privée traverse une frontière : mariage entre personnes de nationalités différentes, divorce d'un couple expatrié, succession portant sur des biens à l'étranger, contrat conclu avec une société étrangère. Il répond à trois questions préalables au fond du dossier — quel juge est compétent, quelle loi s'applique, et comment faire exécuter la décision dans un autre pays.

Droit International

Quand un litige n'appartient entièrement à aucun pays, il faut trancher trois questions avant même de discuter le fond : la compétence, la loi applicable et l'exécution. Ces trois réponses ne coïncident pas nécessairement — un juge français peut être compétent tout en appliquant la loi italienne, et un jugement français peut n'avoir aucun effet en Tunisie faute de procédure de reconnaissance.

Ce qui rend la matière technique, c'est la superposition des sources. Un même divorce franco-espagnol relève d'un règlement européen pour la compétence, d'un autre pour la loi applicable au divorce, d'un troisième pour les obligations alimentaires, et du droit commun français pour ce qu'aucun texte ne couvre. Identifier le bon texte est le vrai travail — appliquer ensuite la règle qu'il pose est comparativement simple.

L'enjeu pratique est souvent celui du forum shopping : dans les matières où plusieurs juges sont compétents, la règle est fréquemment celle du premier saisi. Quelques jours d'avance peuvent déterminer le pays où le divorce sera jugé, donc la loi appliquée à la prestation compensatoire et au partage. C'est l'une des rares matières où la vitesse de réaction a une valeur chiffrable.

Textes européens. Le règlement Bruxelles I bis n° 1215/2012 régit la compétence et la circulation des décisions en matière civile et commerciale. Le règlement Bruxelles II ter n° 2019/1111, applicable depuis le 1er août 2022, couvre le divorce et la responsabilité parentale (Légifrance / EUR-Lex). Le règlement Rome I n° 593/2008 désigne la loi applicable aux contrats, Rome II n° 864/2007 celle des obligations non contractuelles, Rome III n° 1259/2010 celle du divorce. Le règlement Successions n° 650/2012, applicable aux décès survenus depuis le 17 août 2015, rattache la succession à la dernière résidence habituelle du défunt et institue le certificat successoral européen.

Conventions internationales. La Convention de La Haye du 25 octobre 1980 organise le retour de l'enfant déplacé illicitement ; celle du 19 octobre 1996 traite de la protection des enfants ; la Convention de New York de 1958 assure la reconnaissance des sentences arbitrales étrangères. S'y ajoutent de nombreuses conventions bilatérales, notamment avec les pays du Maghreb, qui priment le droit commun.

Juridictions. Le juge aux affaires familiales pour la famille, le tribunal judiciaire pour l'exequatur et l'état civil, le tribunal de commerce pour les litiges entre entreprises. Les décisions rendues dans un État membre de l'Union circulent sans exequatur ; hors Union, la reconnaissance suppose un contrôle de la compétence indirecte du juge étranger, de la conformité à l'ordre public international et de l'absence de fraude.

Représentation. L'avocat est obligatoire devant le tribunal judiciaire et en appel. En matière d'enlèvement d'enfant, l'autorité centrale française — le bureau du droit de l'Union et du droit international privé du ministère de la Justice — peut être saisie sans avocat, mais la procédure judiciaire qui suit en requiert un.

Situations concernées

Vous vivez à l'étranger, ou votre conjoint est de nationalité étrangère, et vous envisagez un divorce.
Votre enfant a été emmené ou retenu dans un autre pays sans votre accord.
Une succession concerne des biens ou des héritiers situés hors de France.
Vous devez faire reconnaître en France un jugement, un mariage ou un divorce prononcé à l'étranger.
Vous avez un litige avec une entreprise étrangère et ignorez devant quel tribunal agir.
Un acte d'état civil étranger vous est refusé par une administration française.
Vous voulez faire exécuter à l'étranger une décision française, ou l'inverse.
Vous préparez un contrat international et voulez choisir la loi applicable et le mode de règlement des litiges.

Le Conseil de l'Avocat

Le premier apport est chronologique. Dans les matières où le premier juge saisi fixe la compétence, la consultation tardive coûte l'essentiel du dossier. Un divorce international se prépare avant d'annoncer la séparation, pas après ; un enlèvement d'enfant se traite en jours, la Convention de La Haye devenant nettement moins protectrice au-delà d'un an de séjour dans le pays de refuge.

Le deuxième apport est la cartographie des textes. L'avocat identifie le règlement ou la convention applicable à chaque question du dossier, vérifie si les États concernés y sont parties, et anticipe le point qui décide souvent de tout : la décision obtenue sera-t-elle exécutable là où se trouvent les biens, les revenus ou l'enfant ?

Le troisième est la coordination avec un confrère étranger. Peu de dossiers internationaux se traitent depuis un seul pays. Savoir quand s'associer un correspondant local, et sur quel périmètre, fait partie du travail.

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Questions fréquentes — Droit International

Souvent oui — la nationalité française commune des époux ou la résidence habituelle de l'un d'eux peut suffire à fonder la compétence du juge français. Mais plusieurs juges peuvent l'être en même temps, et c'est en principe le premier saisi qui tranche : le choix se prépare en amont.

Au sein de l'Union européenne, les décisions circulent presque sans formalité. Hors Union, il faut passer par l'exequatur devant le tribunal judiciaire, qui vérifie la compétence du juge d'origine, la conformité à l'ordre public international français et l'absence de fraude — sans rejuger le fond.

Celle de sa dernière résidence habituelle, pour l'ensemble de la succession, meubles et immeubles confondus. Il reste possible de désigner par testament la loi de sa nationalité — choix qui conditionne notamment l'existence d'une réserve héréditaire.

Agir immédiatement et saisir l'autorité centrale française, en parallèle d'un dépôt de plainte. Le mécanisme de la Convention de La Haye vise un retour rapide, mais il s'affaiblit avec le temps : au-delà d'un an, l'intégration de l'enfant dans son nouveau milieu peut être opposée à la demande de retour.

Oui, le règlement Rome I consacre cette liberté et il est vivement conseillé de l'exercer explicitement. Deux limites : les lois de police du pays concerné s'imposent malgré le choix, et les contrats de consommation ou de travail conservent au partie faible la protection de sa loi de résidence. *Note pour l'intégrateur : baliser cette section en données structurées FAQPage (schema.org), une entité Question/Answer par bloc ci-dessus.* --- Vous pouvez décrire votre situation via le formulaire de contact ou prendre rendez-vous au cabinet.

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